dimanche 25 mai 2008

Asilah,un patrimoine superbement restauré



À égale distance de Tanger et de Larache, cette ravissante cité portuaire a toujours excité la convoitise. Celle des Carthaginois, des Arabes, des Portugais, des Espagnols précéda celle des touristes et des amateurs d'art et d'architecture. Citons aussi celle de Raissouli, ingénieux bandit au destin romanesque, dont le palais est venu enrichir le patrimoine de la ville. Ceinte de remparts portugais, la médina a fait l'objet d'une admirable restauration distinguée par le prix d'architecture Aga Khan. Cette histoire riche se traduit non seulement dans les murs, mais imprègne aussi l'art de vivre dont le point d'orgue est le Moussem culturel, festival très couru créé en 1978. Difficile à ce moment-là de trouver une place dans les hôtels de charme qui déploient azulejos et moucharabiehs. Réputés pour leurs talents à préparer le poisson, les restaurants ne désemplissent pas non plus. En fonction de votre budget et de vos envies, vous prendrez des poissons frits avenue Hassan II, une brochette d'espadon grillé sur le front de mer ou un homard a la Casa Pepe. Autres lieux incontournables pour un thé à la menthe: les terrasses de cafés autour de la place Mohammed V. Plus secret, plus romantique, le cimetière Sidi-Mansour, au pied de la tour Karakia, offre de magnifiques couchers de soleil.Tous les ingrédients étaient réunis pour faire d'Asilah un rendez-vous tendance. Avec la construction d'une superbe marina, on la compare désormais à Saint-Tropez.

Rabat, la capitale royale des villes impériales


La capitale marocaine domine le Bou Regreg, fleuve dont l’estuaire la sépare de son éternelle voisine, Salé. Résidence royale, Rabat accueille ministères, ambassades et administrations et sert de cadre aux cérémonies officielles. Jardins enchanteurs et allées spacieuses, alliés à une météorologie favorable, en font une ville agréable à vivre.De la casbah des Oudayas, le visiteur aperçoit une mer de maisons blanches parfois cernées par d’anciennes murailles ocres, puis les bateaux de pêcheurs qui se balancent sur le bleu de l’Atlantique. De cette palette émerge le point de repère de la ville, la tour Hassan. Cet ancien minaret monumental forme un ensemble architectural saisissant avec son esplanade bordée par le mausolée Mohammed V.L’histoire de la capitale doit beaucoup aux Almohades, qui, au 12e siècle, édifièrent la casbah des Oudayas, dont le jardin, havre de paix, tranche avec l’animation de la proche médina. C’est aussi à eux que la ville doit sa plus belle porte d’entrée, Bab er-Rouah. Les amoureux de l’histoire se rendront au Chellah, où les attendent les ruines de la cité romaine de Sala et une nécropole mérinide dont l’exubérance végétale est appréciée par tous les romantiques. Le musée archéologique vaut également le détour.De jour comme de nuit, Rabat est une ville animée et joyeuse avec ses nombreux cafés où il fait bon s’arrêter. Une fête à ne pas manquer : celle des cires à Salé où d’étonnants lustres en cire, ornés de mosaïques, sont offerts au patron des bateliers

Taroudant, l'histoire en couleurs.


Aux portes du désert, la culture vous attend. Étape obligée des caravanes commerciales reliant le Sahara au port d'Agadir, Taroudant est depuis le Moyen-Âge la destination de tous les grands voyageurs.Ville d'histoire et de culture, Taroudant est aussi une ville de couleurs. L'ocre et l'indigo s'y déclinent avec chaleur, pour le bonheur des peintres et des photographes. Deux grandes œuvres architecturales font de Taroudant une destination incontournable de la région du Souss : la grande muraille de 7,5 km et la Kasbah, située légèrement à l'écart de la cité.Des murs chargés d'histoire. Que retiendrez-vous de Taroudant ? Un passé toujours présent, des palmiers majestueux, un artisanat riche et varié ? Des couleurs, assurément…

mercredi 14 mai 2008

Chefchaouen, authentique et préservée.


C'est un secret, ou presque… destination fétiche de la région du Rif, Chefchaouen offre des pistes préservées.Entre chemins venant de la mer et ceux dévalant la montagne, vos pas vous mèneront à coup sûr vers la médina de Chefchaouen. Murs blanchis à la chaux, portes bleues… les couleurs de ses maisons font de la très ancienne ville de Chefchaouen une médina unique. Un lieu étonnant de calme où le temps semble avoir fait une pause.Si vous y passez l'été, vous pourrez y assister à son festival musical et culturel : le Festival Alegria Achamalia. En toute saison, la Kasbah et son musée ethnographique méritent votre visite. Que vous visitiez son arrière pays en voiture, à pied, en VTT ou à cheval, vous quitterez Chefchaouen enrichi de nombreuses émotions. Des émotions vraies. Mais n'oubliez pas, c'est un secret…

Agadir, destination détente.


Imaginez une baie magnifique ouverte sur l'atlantique, de longues plages de sable fin, un ciel ensoleillé plus de 300 jours par an : Agadir possède plus d'un atout pour vous séduire. Que vous aimiez les sports nautiques comme le surf, le jet-ski ou les joies simples de la baignade, les bons « spots » ne manquent pas, surtout qu’Agadir offre des conditions météo idéales, en plein été comme au coeur hiver. Un climat parfait pour pratiquer le golf sur un des trois parcours de la ville. Ou tout simplement se relaxer en profitant des nombreuses installations de thalassothérapie qui font d'Agadir une destination de « bien être » très appréciée. Quant à la vie nocturne, toujours très animée, elle offre toutes les possibilités de goûter aux charmes des nuits festives.

Marrakech. Sous le charme de la ville rouge


Immense oasis verdoyant au pied des montagnes enneigées du Haut Atlas, Marrakech possède un charme qui n'appartient qu'à elle. Dans cette cité millénaire, les traditions ont su rester bien vivantes. Tant dans son architecture que dans le mode de vie de ses habitants. L'accueil et l'hospitalité font ici partie du quotidien depuis des siècles. Et grâce à la richesse de son histoire, la ville cache derrière ses longues murailles ocre rouge quelques uns des lieux les plus célébrés du Maroc.La mosquée de la Koutoubia et ses jardins alentours. La place Djemaa el Fna où s'exprime depuis des siècles la culture de tout un peuple. Les jardins de l'Agdal et de la Ménara à l'atmosphère bienfaisante. Palais de rêve et riads somptueux, partout les décorations éclatent de bleu et de vert, de rouge et de blanc. Et toujours des jardins ou des patios où l'eau courante apporte calme et fraîcheur. L'incroyable labyrinthe de rues et de ruelles de sa médina, maintes fois agrandie et réaménagée. L'éternelle animation de ses souks. Tout un univers de couleurs, d'odeurs et de sons qui donne à la ville son atmosphère unique.Rien d'étonnant si cette ville chaude, intense et colorée captive tous ses visiteurs depuis tant d'années. Dans ses mémoires de guerre, Winston Churchill ne tarit pas d'éloges pour sa « bien-aimée Marrakech ». Quant au peintre Jacques Majorelle, il choisira de s'y établir, au coeur d'un splendide jardin tout en vert et bleu. Un havre de paix dans la ville oasis.

Tanger, carrefour des civilisations


Montherlant voyait Tanger comme une « blanche colombe posée sur l'épaule de l'Afrique ». De fait pour qui arrive par la mer, la ville apparaît d'abord dans toute sa blancheur, avec ses maisons cubiques descendant à flanc de colline jusqu'au bord de la baie. Et c'est en arpentant ses rues que l'histoire fascinante de la ville se dévoile peu à peu.Au carrefour de la Méditerranée et de l'Atlantique, Tanger aura attiré Phéniciens et Romains, Byzantins et Arabes, Espagnols et Portugais… Chacun laissant des traces encore visibles dans les murailles de la kasbah comme dans les rues de la ville moderne. Nombre de bâtiments témoignent de ce passé métissé. Le palais du sultan, dar el makhzen, qui trône au sommet de la colline, tout comme la Légation américaine cachée au coeur de la médina.Ce carrefour de civilisations ne pouvait qu'attirer peintres et écrivains. Sa lumière magique retiendra Eugène Delacroix comme Henri Matisse. Son atmosphère enfiévrée des années 1950 inspire Joseph Kessel pour son livre « Au grand Socco ». Et dans les années 60-70, toute la « beat generation » vient rendre visite à Paul Bowles, ce grand amoureux de Tanger et du Maroc.Aujourd'hui encore, la magie de Tanger reste entière. Son atmosphère électrique peut surprendre, sa vie nocturne continue d'être trépidante. Mais Tanger la cosmopolite cache aussi des trésors plus secrets. Comme la terrasse du café Hafa, où il fait bon boire un thé la menthe en profitant de la lumière du soir sur le détroit. Sérénité assurée.

Fés:Fascinanate,impériale et éternelle.


« A Fès, il n’y a qu’un âge et qu’un style, celui d’hier. C’est le lieu d’un miracle où le temps qui passe n’existera pas », écrivaient les académiciens Jean et Jérôme Tharaud dans les années 30.Voyageur, ici, rien ne presse, car tout semble intemporel. Fès, « la plus impériale des villes impériales » est unique, secrète, réservée. Jadis capitale du Maroc, elle en demeure le centre religieux, artistique et intellectuel incontesté.Fès s’approche en douceur. Observez la ville depuis le site des tombeaux des Mérinides. D’un seul regard, vous découvrez le labyrinthe perle et ocre de la médina enchâssée par le long déroulement des remparts.Flânez sur la rive andalouse, vous serez saisi par la splendeur des édifices : la Mosquée des Andalous et sa porte monumentale, la medersa Sahrij, l’école coranique au bassin.Plongez dans la médina, glissez vous dans ses dédales de ruelles et laissez- vous envahir. Par la beauté du toit émeraude de l’imposante mosquée Al Karaouiyine. Par les senteurs subtiles des étals d’épices ou le parfum envahissant du cèdre. Par l’incessante activité qui règne chez les artisans. Par les couleurs éclatantes du souk des teinturiers. Par le gracieux ensemble de la place Neijarine.Fès, ville fascinante, a inspiré plus d’un écrivain ! Léon l’Africain, exilé de Grenade, s’en souviendra en écrivant sa « description de l’Afrique ». Mais aussi, l’ambassadeur Pierre Loti, le romancier Paul Bowles, l’écrivain Mohammed Berrada, et le prix Goncourt Tahar Ben Jelloun, natif de Fès.

Essaouira, entre culture et océan.


Ville d'art et de musique, cité d'histoire, paradis des surfeurs… Essaouira a mille visages. Entre fortifications et bohème, traditions et ouverture, Essaouira est l'escale favorite des artistes et des musiciens.Des navigateurs de l'Antiquité aux stars du rock, ils sont nombreux à être passés par Essaouira. Tous ont pu admirer ses côtes ensoleillées. Tous ont navigué ou se sont baignés dans la baie protégée par les Iles Purpuraires, un chapelet d'îlots posés sur les vagues du large.Face aux îles, cachée derrière ses célèbres remparts de couleur rose, la médina a gardé l'empreinte de l'occupation portugaise du 16e siècle. En ce temps-là, Essaouira s'appelait Mogador. Elle était peuplée de soldats. Aujourd'hui encore, les façades blanches aux volets bleus côtoient la pierre des anciens bâtiments militaires. La sqala et les bastions ne servent plus qu'à surveiller l'horizon ; les canons se sont tus et ne sont plus là que pour l'apparat.Dans les ruelles étroites d'Essaouira, se croisent pêcheurs et artisans, sportifs et musiciens. Célèbre pour ses galeries d'art et ses festivals de musiques gnawas, andalouses et classiques, la ville vit au rythme du vent et des marées. Ses plages sont réputées dans le monde des sports de glisse. Car si la baie est protégée, certaines plages toutes proches - Sidi Kaouiki, Moulay Bouzerktoun - offrent aux surfeurs des vagues de grande qualité.Au creux d'une vague, au son d'un guembri gnawa ou l'œil rivé sur l'objectif, à Essaouira l'émotion n'est jamais loin.

jeudi 8 mai 2008

El Jadida, la métisse.


Ville métisse, jadis portugaise aujourd'hui profondément marocaine, El Jadida n'en finit pas de toucher ceux qui ont la chance de la visiter. De Lyautey à Orson Welles, ils sont nombreux à avoir été conquis.Bâtie par les Portugais au début du XVIe siècle, la médina est aujourd'hui inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ses monuments lui offrent un cachet unique. Pour approcher au plus près l'âme d'El Jadida, le mieux est de se promener sur l es remparts ou sous les voûtes de l'ancienne Citerne portugaise. Ici, les pierres racontent une histoire.El Jadida, ce sont aussi - et surtout - des plages de sable fin. Elles s'étendent sur des kilomètres, au nord comme au sud. La plage de la ville commence au pied des remparts. Chaque année s'y courent les fantasias équestres du moussem de Moulay Abdellah Amghar.À condition de rouler quelques minutes, en bus ou en voiture, la palette des plages est vaste. Et chacune a sa personnalité. Selon que vous aimez le sport ou le farniente, vous aurez le choix entre la calme lagune d'El Oualidia, les vagues de Sidi Abed et Sidi Bouzid ou les dunes sauvages d'Haouzia. Le long de la côte, le vent et les vagues attendent surfeurs et windsurfers.

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