
À égale distance de Tanger et de Larache, cette ravissante cité portuaire a toujours excité la convoitise. Celle des Carthaginois, des Arabes, des Portugais, des Espagnols précéda celle des touristes et des amateurs d'art et d'architecture. Citons aussi celle de Raissouli, ingénieux bandit au destin romanesque, dont le palais est venu enrichir le patrimoine de la ville. Ceinte de remparts portugais, la médina a fait l'objet d'une admirable restauration distinguée par le prix d'architecture Aga Khan. Cette histoire riche se traduit non seulement dans les murs, mais imprègne aussi l'art de vivre dont le point d'orgue est le Moussem culturel, festival très couru créé en 1978. Difficile à ce moment-là de trouver une place dans les hôtels de charme qui déploient azulejos et moucharabiehs. Réputés pour leurs talents à préparer le poisson, les restaurants ne désemplissent pas non plus. En fonction de votre budget et de vos envies, vous prendrez des poissons frits avenue Hassan II, une brochette d'espadon grillé sur le front de mer ou un homard a la Casa Pepe. Autres lieux incontournables pour un thé à la menthe: les terrasses de cafés autour de la place Mohammed V. Plus secret, plus romantique, le cimetière Sidi-Mansour, au pied de la tour Karakia, offre de magnifiques couchers de soleil.Tous les ingrédients étaient réunis pour faire d'Asilah un rendez-vous tendance. Avec la construction d'une superbe marina, on la compare désormais à Saint-Tropez.




















