
« A Fès, il n’y a qu’un âge et qu’un style, celui d’hier. C’est le lieu d’un miracle où le temps qui passe n’existera pas », écrivaient les académiciens Jean et Jérôme Tharaud dans les années 30.Voyageur, ici, rien ne presse, car tout semble intemporel. Fès, « la plus impériale des villes impériales » est unique, secrète, réservée. Jadis capitale du Maroc, elle en demeure le centre religieux, artistique et intellectuel incontesté.Fès s’approche en douceur. Observez la ville depuis le site des tombeaux des Mérinides. D’un seul regard, vous découvrez le labyrinthe perle et ocre de la médina enchâssée par le long déroulement des remparts.Flânez sur la rive andalouse, vous serez saisi par la splendeur des édifices : la Mosquée des Andalous et sa porte monumentale, la medersa Sahrij, l’école coranique au bassin.Plongez dans la médina, glissez vous dans ses dédales de ruelles et laissez- vous envahir. Par la beauté du toit émeraude de l’imposante mosquée Al Karaouiyine. Par les senteurs subtiles des étals d’épices ou le parfum envahissant du cèdre. Par l’incessante activité qui règne chez les artisans. Par les couleurs éclatantes du souk des teinturiers. Par le gracieux ensemble de la place Neijarine.Fès, ville fascinante, a inspiré plus d’un écrivain ! Léon l’Africain, exilé de Grenade, s’en souviendra en écrivant sa « description de l’Afrique ». Mais aussi, l’ambassadeur Pierre Loti, le romancier Paul Bowles, l’écrivain Mohammed Berrada, et le prix Goncourt Tahar Ben Jelloun, natif de Fès.


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